07 01 07/01 2016

Info Pêche Durable avec SeaWeb Europe

En ces périodes de fêtes, le saumon est présent sur de nombreuses tables. Voici quelques informations utiles pour savoir quel saumon choisir !

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Une espèce prisée
Le saumon est commercialisé sous de multiples formes : poisson entier ou découpé en filet, pavé, tranche, frais ou surgelé, fumé, en conserve, etc.
En 20 ans, le saumon est passé d’un statut de produit de luxe à l’espèce la plus commune de nos rayons et la plus consommée en France, avec plus de 2,7 kg par habitant et par an.

Une espèce sauvage très affaiblie
Salmo salar est le nom du saumon sauvage originaire de l’océan Atlantique. Cette espèce a fait l’objet, par le passé, d’une pêche intensive qui a lourdement affaibli ses stocks. Le saumon de l’Atlantique fait l’objet de mesures de conservation dans de nombreuses régions mais les stocks restent très fragiles et ne sont pas durables.

Des produits issus essentiellement de l’élevage
Le saumon, consommé en France et en Europe, est principalement issu d’élevages de l’espèce Salmo salar (saumon de l’Atlantique).

Quel saumon choisir ?
Si vous souhaitez acheter du saumon sauvage : évitez le saumon d’Atlantique (Salmo salar) et orientez-vous vers d’autres espèces de saumon. Privilégiez le saumon sauvage du Pacifique.
Si vous souhaitez consommer du saumon d’élevage : demandez à votre fournisseur des informations sur les pratiques de l’aquaculteur. Les qualités environnementales de la production de saumon d’élevage varient selon les exploitations. Privilégiez le saumon labellisé AB. 

Le label agriculture biologique européen, qui figure sur les produits en complément ou en substitution des labels nationaux (AB pour la France), assure que les poissons d’élevage sont élevés en respectant des critères stricts :
- pas d’utilisation de pesticides, colorant stimulants de croissance chimiques. Limitation des antibiotiques ;
- compléments végétaux issus de l’agriculture biologique (sans OGM notamment) ;
- alimentation animale issue de produits de pêche soumis à quotas ;
- densité dans les cages moins élevée que dans un élevage conventionnel pour respecter le bien-être animal.

A consommer avec modération : l’ANSES préconise de ne pas manger de poisson gras plus de deux fois par semaine à cause des résidus de contaminants et métaux lourds, tels que les PCB, qui se retrouvent dans les espèces de grands pélagiques (comme le saumon) et les risques potentiels sur la santé en cas de surconsommation.