24 11 24/11 2015

GNI

Pour faire face à la chute d’activité catastrophique des professionnels du secteur HCR ; Le GNI réclame deux nouvelles mesures d’urgence à l’Etat !

Le GNI a participé activement à la cellule de continuité économique organisée par le ministère de l’Économie et qui s’est tenue le lundi 16 novembre en présence d’Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Les premières conséquences des attentats se font déjà sentir sur l’économie française et tout particulièrement pour les professionnels du secteur HCR. Les chiffres communiqués par le GNI et repris par la Direction Générale des Entreprises (DGE) le démontrent.

Une nouvelle fois Didier Chenet, président du GNI, a redit l’importance d’amortir à la fois le choc psychologique mais aussi le choc économique, conséquences directes des attentats. A cette occasion il a sollicité Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique pour mettre en place un fond d’aide exceptionnel pour les professionnels. Il a suggéré d’utiliser le fonds de modernisation de la restauration mis en œuvre par la Loi de modernisation des services touristiques de juillet 2009, fonds abondé par nos professionnels et initialement instauré pour les accompagner dans leurs efforts de rénovation et de mise aux normes de leurs établissements.

A cette occasion le président du GNI a également expressement demandé des délais de paiement pour les loyers payés par nos professionnels à l’Etat ou aux collectivités, notamment dans le cadre des concessions.

Ces nouvelles demandes s’ajoutent à celles formulées depuis la semaine dernière par le GNI

- pour favoriser le retour de la confiance de nos concitoyens et des touristes, le GNI a demandé aux pouvoirs publics de renforcer la sécurité du pays et de veiller à la sécurité des différents établissements en déployant des forces de l’ordre dans les rues. Nous avons déjà obtenu des consignes de sécurité claires du Ministère de l’Intérieur afin de les appliquer et de les afficher dans nos différents établissements.

- pour les aider à surmonter économiquement cette période trouble, le GNI a demandé aux différentes instances concernées un échelonnement de leurs dettes et des délais de paiement en matière de taxe de séjour, TVA, impôt sur les sociétés, tout particulièrement, mais aussi la même compréhension des régimes de sécurité sociale : URSSAF, RSI… Il a également réclamé que le report des échéances des prêts BPI pour les hôteliers soit étendu à l’ensemble de secteur d’activité CHR.

- pour aider les professionnels à reconstituer de la trésorerie en organisant la perception du CICE par anticipation, en leur permettant d’ouvrir des lignes de crédit auprès de la BPI et permettant de prévoir des délais de paiement avec nos fournisseurs (avec leur accord au-delà de ce qui est prévu par la loi, et ce à titre exceptionnel). Pour sa part, le GNI est en train d’organiser une réunion avec la Fédération Bancaire Française afin que des instructions soient données aux banques pour une aide circonstanciée à nos professionnels.

- pour réduire les charges de nos professionnels, dans le cadre de cette chute d’activité, afin d’éviter ou de limiter les mises en chômage partiel et licenciements économiques. Pour cela, le GNI souhaite que des instructions soient données à la DIRRECTE pour une gestion accélérée et positive des demandes de réduction d’activité.

Parallèlement à cette demande, le GNI encourage ses professionnels à mettre en œuvre des mesures alternatives comme la récupération d’heures supplémentaires ou de JRTT, de jours fériés, prise de congés payés, départ en formation professionnelle ou la polyvalence.

Le GNI salue les premières avancées, à l’image des aides exceptionnelles pour les commerçants et artisans touchés, votées lors du Conseil de Paris du 23 novembre.
Ces aides exceptionnelles d’un montant de de 40.000€ seront accordées pour chaque commerce qui a été visé et a subi des dommages matériels durant les attentats, soit un total de 600.000€ débloqués par la Ville de Paris. Pour les commerçants situés dans les périmètres de sécurité qui ont dû fermer, la Ville travaille à des exonérations temporaires des prélèvements et taxes qui relèvent de sa compétence.

Une aide juridique et technique aux commerçants et artisans dans le montage de leurs dossiers de sinistre sera fournie par les services de la Ville et des mairies d’arrondissements.

Le SYNHORCAT-GNI se mobilise à son niveau en proposant à ses professionnels une assistance juridique et un soutien psychologique, dans le cadre du régime de prévoyance et de mutuelle de la branche CHR et réclame aux Autorités des mesures fortes.

Monsieur Didier Chenet, président du GNI, réaffirme sa détermination ”à aider au plus vite nos professionnels des difficultés liées aux attentats. C’est bien là le sens de mon action et des demandes formulées auprès de madame Pinville le jeudi 19 novembre lors de notre échange sur la continuité économique de l’artisanat et des commerces indépendants, ou bien encore hier auprès de messieurs Valls, Fabius et Macron, lors des différentes réunions qui se sont tenues au quai d’Orsay et à Bercy. Nous avons eu l’engagement que des propositions seront annoncées dans la semaine, mais en réalité nous avons bon espoir que ces annonces seront faites à l’issue du conseil des Ministres de demain.

Le SYNHORCAT-GNI propose à ses professionnels un forum pour les aider dans cette période et intitulé ”ETAT D’URGENCE POUR NOS ENTREPRISES ?” dont vous retrouverez le programme en cliquant ici.

GNI
Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du SYNHORCAT et du GNI, Claude Daumas, président de la FAGIHT est président délégué du GNI, Philippe Quintana, président du CT-CHRD est également président délégué du GNI.

CONTACT PRESSE
GNI - Groupement National des Indépendants
Adeline CORUS
a.corus@synhorcat.com – 06 62 75 25 18