18 07 18/07 2018

GNI

Les résultats de l’Observatoire GNI I+C pour le 2ème trimestre 2018

Les hôteliers, restaurateurs et cafetiers ragaillardis par la victoire de l’équipe de France de football veulent fonder leurs espoirs sur la saison estivale qui commence.

Après une année 2016 fortement impactée par les attentats, la France commençait à retrouver progressivement tout son attrait touristique.

Cette reprise du tourisme continuait de se confirmer en début d’année 2018, la France conservant ainsi son titre de pays le plus visité au monde.

Le 2ème trimestre 2018 s’annonçait positif. Le calendrier était particulièrement favorable au secteur avec de nombreux ponts et week-end prolongés

La météo s’est avérée clémente en avril et mai.

Mais c’était sans compter sur la grève perlée de la SNCF cumulée aux mouvements sociaux d’Air France.

Au lieu de progresser, la fréquentation des établissements s’est réduite lors du 2ème trimestre 2018. Quant au ticket moyen, il a tenté de résister mais s’est montré en très légère diminution.

Ainsi, le chiffre d’affaires global réalisé par les hôteliers, les restaurateurs, les cafetiers et les traiteurs, à l’équilibre depuis l’été 2017, marque le pas au cours du second trimestre 2018 : - 1,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Au final, la tendance annuelle fléchit de - 0,5 %.

Certaines régions ont été plus impactées que d’autres par les grèves.

Les professionnels situés sur le pourtour méditerranéen, dans le Centre, en Normandie et en Bourgogne-France-Comté ont connu de vives tensions. Dans une moindre mesure, le printemps a aussi été défavorable en Auvergne-Rhône-Alpes, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Hauts-de-France.

Directement impactée par les mouvements de grèves dans les transports, l’activité des professionnels de l’hôtellerie s’est révélée atone au second trimestre, venant contredire les perspectives très encourageantes émises lors du précédent baromètre I+C - GNI.

Plus précisément, le chiffre ne progresse que très modérément (+ 0,5 %) pour les hôtels et se réduit de - 0,5 % pour les hôtels-restaurants.

Frémissante en fin d’année 2017 et en début d’année 2018, l’activité des restaurateurs fléchit au second trimestre 2018, de l’ordre de - 2,5 % à un an d’intervalle.

En crise en début d’année 2018, l’activité des débits de boissons demeure morose au printemps avec des baisses de - 2,5 % pour les brasseries et - 3,5 % pour les cafés-bars.

Seuls les traiteurs, peu concernés par les flux touristiques, affichent de bons résultats au cours du printemps. La croissance s’accélère jusqu’à atteindre + 3 % ce trimestre.

Pour Didier Chenet, Président du GNI, "ces chiffres viennent confirmer nos premières estimations. En l’espace de 3 mois, nos établissements ont perdu plus de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les grèves à la SNCF et à Air France sont directement responsables."

Les professionnels regardent l’avenir et misent désormais sur la saison estivale.

Avec une telle baisse d’activité, la reprise attendue de la filière HCR pourrait se dessiner au cours de la saison estivale. Malgré la contre-performance du printemps, les professionnels du secteur restent assez sereins. S’ils étaient très confiants à l’issue du premier trimestre 2018, les restaurateurs et les hôteliers font preuve d’un peu plus de réserve pour la saison estivale alors que les professionnels des débits de boissons se montrent plus optimistes, laissant préjuger une sortie de crise.

Le Président du GNI n’hésite pas à parler d’un ”effet coupe du monde” dans le secteur. ”Certains professionnels qui ont joué le jeu de la coupe du monde en proposant la retransmission des matchs ont su faire vibrer leur clientèle au rythme des exploits de notre équipe nationale. Ils ont engrangé un surplus d’activité et surtout sortent ragaillardis.

Le moral de nos professionnels et de nos clients repart en effet à la hausse. Le beau temps est sur le pays et nos terrasses, le temps des congés est là ou approche pour beaucoup d’entre nous. 63% des français ont prévu de partir en vacances cette année, une grosse majorité restera en France. Les voyants sont donc au vert d’autant plus que depuis quelques jours tout le monde veut être heureux. Nos établissements sont faits pour cela. Chez nous, nous l’avons démontré encore avec la coupe du monde, on sait faire la fête. La convivialité c’est notre métier, déclare Didier Chenet.

Les anticipations d’activité se différencient toutefois selon les régions. Très favorables en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine, les prévisions sont moins encourageantes dans les Pays-de-la-Loire ainsi qu’en Bourgogne-Franche-Comté. L’activité pourrait s’avérer positive cet été dans le Centre, en Ile-de-France, en Normandie et sur le pourtour méditerranéen et plutôt stable dans le quart Nord-Est ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes.