04 06 04/06 2015

Communiqué de presse

Les dissidents de la CPIH rejoignent en masse le GNI

Fidèle à ses engagements de défense des entrepreneurs indépendants et patrimoniaux du secteur CHR, le Groupement National des Indépendants (GNI) par les voix de Didier Chenet et Claude Daumas, respectivement président et président délégué du GNI, se sont félicités, dans le cadre de l’Assemblée Générale Extraordinaire du GNI qui s’est tenue mercredi 3 juin, qu’une écrasante majorité des adhérents de la CPIH (plus de 50%) aient décidé de rester fidèles aux valeurs et aux combats du GNI.

Parmi ces nombreux professionnels qui ont décidé de ne pas suivre les pérégrinations syndicales de leur ancien président, on compte les CPIH des départements de la Loire-Atlantique (44), de la Vendée (85), de la Vienne (86), des Hautes-Pyrénées (65), la Charente (16), de la Charente-Maritime (17), des Yvelines (78) et des Deux-Sèvres (79).

Les dissidents de l’exCPIH ont décidé de se regrouper avec l’APIIH (l’Association des Professionnels Indépendants de l’Industrie Hôtelière) pour former le CT-CHRDT (le Conseil des Territoires), qui sera directement rattaché au GNI et présidé par Philippe Quintana, également président de l’APIIH.

Le GNI qui n’a cessé de poursuivre ses combats, félicite ses confrères pour ce choix de raison, motivé uniquement par les intérêts communs qu’ils partagent dans la défense des professionnels indépendants du secteur. Le GNI reste incontestablement le 1er syndicat national des indépendants dans le secteur CHR.

Le GNI, désormais composé du SYNHORCAT, de la FAGIHT et du CT-CHRDT ainsi que de syndicats associés, continue de défendre les intérêts de ses adhérents au quotidien et de mener les actions nécessaires à la préservation des professionnels indépendants du secteur qui font la richesse du patrimoine touristique français.

Parmi ses actions, les priorités sont aujourd’hui données à : 

L’encadrement des meublés touristiques
Très sensible à la menace que représentent les meublés touristiques pour le secteur de l’hôtellerie, le GNI a proposé en septembre 2014 plusieurs ajustements complémentaires à la loi ALUR. Cette dernière est certes venue combler un vide juridique, mais elle ne répond pas aux inquiétudes des hôteliers, ni à la demande d’équité fiscale demandée par le GNI.

Le GNI souhaite donc que les discussions ne se limitent pas seulement à l’application de la loi ALUR mais à la refonte globale de l’encadrement réglementaire des meublés touristiques.

Selon Didier Chenet, Président du GNI, afin de réduire au maximum la concurrence déloyale pour les établissements hôteliers et les conséquences néfastes de l’explosion de ce nouveau mode de location sur leur activité, il est indispensable de :
o mettre en place une procédure d’enregistrement des loueurs auprès de la mairie ;
o rendre obligatoire la délivrance d’un numéro d’enregistrement ;
o imposer aux intermédiaires d’afficher ce numéro d’enregistrement sur les annonces ;
o instaurer une durée minimale de location des meublés touristiques supérieure à 7 nuitées.

Les OTAs
Après avoir saisie l’Autorité de la Concurrence pour dénoncer certaines clauses jugées illégales et anti-concurrentielles dans les contrats entre les hôteliers et les sites de réservations en ligne, le GNI continue de mener le combat contre des sites tels que Booking ou Trip Advisor jusqu’à ce que leurs demandes de suppression de toutes les clauses visées dans leur plainte soit entendues et appliquées.

Le GNI dénonce notamment la privation de la liberté tarifaire des hôteliers et le modèle économique de ces sites de réservation en ligne qui génère l’augmentation et le lissage des prix, une dégradation de la rentabilité des hôtels, une information trompeuse pour les consommateurs, notamment sur les tarifs et le classement des hôtels, et enfin une perte de recettes fiscales pour l’Etat français.

Pour des sites tels que Trip Advisor, le GNI propose de rendre obligatoire la norme AFNOR qui assure la transparence et la véracité des avis consommateurs laissés sur les sites d’opinions.

Le GNI se félicite de la décision du tribunal de commerce qui considère comme nulle les clauses qui obligeaient les hôteliers en France à consentir à Expédia, les meilleures conditions tarifaires et promotionnelles. C’est une grande victoire pour les hôteliers français et le GNI qui retrouvent leurs libertés tarifaires.

Le GNI souhaite encore aller plus loin en faisant inscrire dans la loi, le princie de l’interdiction des clauses tarifaires de prix imposés par les agences de réservation en ligne aux hoteliers.

Le Fait Maison
Le GNI qui a participé activement à la révision du décret sur le label ”fait maison” avec Carole Delga, secrétaire chargée d’Etat au commerce et à l’artisanat salue la simplification du texte qui va dans le bon sens, et qui en facilite l’accès et pour les professionnels, et pour les consommateurs, pour plus de transparence

Parmi les révisions proposées, le GNI regrette 2 suppressions de la liste des aliments autorisés à titre exceptionnel :
- les légumes blanchis (pour congélation = légumes bruts surgelés)
- les aliments sous vide, interdits de facto dans le nouveau décret.

La question est de savoir si la valeur ajoutée du fait-maison se trouve dans l’épluchage des légumes crus, est-ce que cela ne va pas bloquer un certain nombre de restaurateurs à adopter le label « fait maison » ?

Le « fait maison », défendu haut et fort par le GNI est un label d’état dont les restaurateurs sont fiers et qui doit être approprié par les professionnels. Pour cela il est impératif qu’il réponde à leurs besoins et ne soit pas compliqué à mettre en œuvre.

GNI
Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du SYNHORCAT et du GNI, Claude Daumas, président de la FAGIHT est président délégué du GNI, Philippe Quintana, président du CT-CHRD est également président délégué du GNI.

Contact presse  :
GNI – Groupement National des Indépendants
Edwige HOUDART
e.houdart@synhorcat.com – 06 68 42 39 56
Catherine DE BRUYNEcontact@fagiht.fr – 06 09 67 44 47