20 02 20/02 2015

Communiqué de presse

Le GNI dénonce « une expérimentation d’apprenti sorcier » sur les restaurants

Paris, ce vendredi 20 février 2015, le ministère de l’Agriculture vient de publier un décret ouvrant la voie à une expérimentation de transparence des résultats des contrôles sanitaires dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon. Ce texte provoque la colère des restaurateurs qui y voient une nouvelle obligation.

A titre expérimental, les résultats des contrôles officiels réalisés par les agents du ministère chargé de l’agriculture dans les restaurants seront en effet rendus publics sur le site internet du ministère chargé de l’agriculture.

Seront publiés sur ce site : Le nom de l’établissement, son adresse, la date du dernier contrôle réalisé ainsi et surtout la mention relative au niveau d’hygiène de l’établissement :
1° « Bon niveau d’hygiène  » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité ou présentant uniquement des non-conformités mineures,
2° « Niveau d’hygiène acceptable » pour les établissements ne relevant pas de la catégorie définie au 1° et ne présentant pas de non-conformité impliquant la mise en œuvre d’une mise en demeure par l’administration,
3° « Niveau d’hygiène à améliorer » ; mesures correctives requises pour les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives.

Ces données relatives aux contrôles effectués dans les établissements situés à Paris resteront disponibles pendant une durée de trois mois suivant la date du contrôle, celles relatives aux contrôles effectués dans les établissements situés à Avignon resteront disponibles pendant une durée d’un an suivant la date du contrôle.

Après les allergènes, dont le décret sera publié à la fin du mois de mars prochain, le GNI dénonce une expérimentation hasardeuse, digne d’un apprenti sorcier et une nouvelle cacophonie du gouvernement au détriment des professionnels de la restauration.

Le Groupement National des Indépendants est farouchement opposé à cette expérimentation !

Selon Didier Chenet, Président du GNI, il est hors de question d’accepter une telle expérimentation ! « Je m’en suis ouvert, jeudi 19 février, la veille de la publication de ce texte, auprès de Carole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire. Elle m’a fait part de son entier soutien, refusant tout comme moi la stigmatisation de nos restaurants.

Pour le GNI, l’hygiène alimentaire est un domaine trop grave pour qu’elle soit réduite à un tel affichage. Seules deux options peuvent exister : conforme ou non-conforme.

La suspicion et l’opprobre des médias et des réseaux sociaux sur ceux notés « acceptables » seront bien trop dommageables pour nos restaurants. Au surplus, selon les zones géographiques, la fréquence des contrôles est très inégale. Ceux qui ont reçu une appréciation « acceptable » ou « insuffisante » la subiront des mois durant en attendant un prochain contrôle.

Et Didier CHENET de conclure, « le dispositif actuel est suffisant et satisfaisant pour tous. Quand un établissement est contrôlé, soit les règles d’hygiène sont respectées et l’établissement peut poursuivre son activité, soit ce n’est pas le cas et l’établissement est fermé non sans que cette décision soit affichée sur sa vitrine. Il n’y a pas de juste milieu possible ! ».

GNI
Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du SYNHORCAT et du GNI, Claude Daumas, président de la FAGIHT et Gérard Guy, président de la CPIH, sont présidents délégués du GNI.

CONTACTS PRESSE
GNI - Groupement National des Indépendants

Edwige Houdart – SYNHORCAT : 01 42 96 60 75
Charlotte Le Moniet – CPIH : 07 87 02 69 66
Catherine De Bruyne – FAGIHT : 04 79 69 26 18