09 02 09/02 2018

GNI

L’hôtellerie restauration veut encourager et reformer l’apprentissage. Les propositions du GNI

A la suite des annonces gouvernementales sur la prochaine Loi de réforme de l’apprentissage, le GNI appelle le gouvernement à poursuivre dans la bonne voie et à concentrer sa réforme sur le cœur du sujet :

L’accueil et les conditions d’emploi des apprentis.

A la suite de l’annonce par le gouvernement des principales mesures de la réforme de l’apprentissage à venir, le GNI, le Groupement National des Indépendants de l’hôtellerie & de la Restauration, exprime sa satisfaction sur plusieurs points et invite le gouvernement à poursuivre dans la voie d’un apprentissage modernisé.

Tout d’abord, le GNI, qui depuis des années plaide pour que le financement de l’alternance soit piloté par les entreprises, accueille favorablement la proposition du Gouvernement consistant à laisser les OPCA de branches gérer le financement des formations au sein de leur secteur.

Et pour cause, pour le GNI, ce sont bien les OPCA et leur gestion paritaire par des professionnels élus qui garantissent la meilleure connaissance du secteur, de ses besoins actuels et à venir en formation par activités et même par régions géographiques.

Le GNI rappelle à cette occasion les 3 propositions très pragmatiques qu’il porte :

-une totale transparence sur le financement de l’alternance, les fonds dédiés devant servir exclusivement à l’orientation et à la formation des apprentis.

Pour le GNI, les OPCA de branche doivent être en charge de la collecte des fonds de l’alternance et donc du financement des formations au sein de leur secteur, qu’il s’agisse des formations en CFA PRO ou de celles dispensées en INTER PRO/BRANCHES. 

Ainsi le GNI promeut, en complément, la création d’une structure nationale de péréquation qui pourrait recevoir une partie de la collecte initiale ainsi que les fonds non consommés par les branches qui n’ont pas beaucoup recours à l’apprentissage. Cette structure serait en charge de financer les formations interprofessionnelles.

-des branches professionnelles responsables des conditions de travail des apprentis et de leur bien-être au travail.

-des branches professionnelles responsables de la définition des référentiels de formation au sein de leur secteur.

S’agissant du statut des apprentis, le GNI salue les efforts de modernisation présentés par le gouvernement.

Il était indispensable de faire sauter les verrous à l’entrée en apprentissage et de nous permettre enfin d’accueillir les mineurs qui insistent pour rejoindre nos métiers. Nos entreprises ont besoin d’eux, a déclaré Didier Chenet, Président du GNI en réaction aux annonces du Premier Ministre.

Les professionnels du GNI sont prêts à accueillir des jeunes en apprentissage dès 16 ans à la condition qu’on leur en donne les moyens, c’est-à-dire que l’on traite des conditions de travail comme les horaires de travail ou l’utilisation de machines ou de matériel considérés comme dangereux.

Didier Chenet cite un exemple de blocage. « Il est interdit d’employer des mineurs dans les débits de boissons à consommer sur place. Certes, les jeunes âgés de plus de 16 ans et de moins de 18 ans peuvent être embauchés avec une autorisation administrative préalable délivrée par le préfet du département. Mais, la plupart de nos professionnels capitulent. Ces lourdeurs administratives sont insupportables ! Il est indispensable d’actualiser notre code du travail et vivre avec notre temps. Servir de l’alcool ne veut pas dire en consommer. »

Et Didier Chenet de se vouloir rassurant : Nous garantissons aux familles d’accueillir ces jeunes en « bons pères de familles », soucieux de leur santé et de leur épanouissement, afin de faire d’eux notre relève. Nos apprentis d’aujourd’hui sont nos salariés et nos chefs d’entreprise de demain, nos chefs de cuisine, nos réceptionnistes, nos hôteliers, nos restaurateurs. De grands noms de la profession ont commencé apprentis. Ils en sont fiers et nous aussi.

Enfin pour donner l’envie à nos jeunes de rejoindre la voie de l’apprentissage, ils doivent y trouver leur intérêt. 

Didier Chenet souligne à ce sujet l’exemplarité de la branche vis-à-vis de ses apprentis alors que le gouvernement vient d’annoncer une aide de 500 euros à l’obtention du permis de conduire pour les apprentis. Nous le faisons déjà depuis 2011 dans notre branche d’activité, indique Didier Chenet ! Nos apprentis peuvent recevoir 700 euros pour les aider à passer le permis. Apres la mutuelle -remboursement de frais de santé mise en place pour tous les salariés du secteur des hôtels, cafés et restaurants, c’est notre aide au permis de conduire que le gouvernement vient généraliser. 

Enfin Didier Chenet espère qu’un véritable coup d’accélérateur va être donné à l’Erasmus des apprentis. Nous avons, dans notre branche un moyen ultra puissant pour séduire nos jeunes : une partie de leur formation peut et doit se dérouler à l’étranger. C’est excellent pour leur apprentissage des langues étrangères et leur ouverture sur le monde. Cela participe aussi au rayonnement de la France dans le monde. Il est urgent d’adapter là encore notre droit du travail afin de booster le nombre des échanges d’apprentis dans le cadre d’Erasmus +. A ce jour seulement un peu plus de 10% des échanges Erasmus concernent des apprentis. Nous avons un fort levier d’attractivité à activer au plus vite.

Le gouvernement veut faire du tourisme un moteur de la croissance française, nous avons besoin de collaborateurs qualifiés pour relever ce défi. La réforme de l’apprentissage doit être à la hauteur de nos attentes, elle ne peut pas se faire sans nos plus jeunes ! » 

Et Didier Chenet de conclure : « L’enjeu est de taille car 100% de nos diplômés ont un contrat quand ils sortent de l’école ».

 

 


GNI - Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie - Restauration

Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du GNI et du GNI-SYNHORCAT, Pascal Droux, président du GNI-FAGIHT est président délégué du GNI, Philippe Quintana, président du GNI-CT-CHRD est également président délégué du GNI.

 

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Franck TROUET – f.trouet@gni-synhorcat.fr – 06 73 86 66 65