29 03 29/03 2017

GNI

Airbnb… un mensonge de plus sur la taxe de séjour !

Exaspérés par les libertés que s’octroie Airbnb en matière de collecte de la taxe de séjour à Paris, les hôteliers interpellent la Maire de Paris. Dans un courrier adressé ce jour à Anne Hidalgo, Maire de Paris, ses deux signataires, Didier Chenet, président du GNI, et Serge Cachan, Vice-Président de l’Ahtop, pointent le cynisme dont fait preuve la plateforme et demandent le strict respect de leur engagement.

De grandes promesses non suivies des faits

A grands renforts de communication, Airbnb clame partout collecter la taxe de séjour pour les locations proposées sur son site internet, mais la vérité est toute autre !

Alors même que le montant de la taxe de séjour est fixée à 0, 83 centime par voyageur hébergé à Paris, Airbnb en fait varier son montant allant même jusqu’à son exonération ! Une nouvelle fois la plateforme fait fi de tout cadre légal !

Nous en voulons pour preuve l’exemple ci-dessous, UN parmi tant d’autres !

-1 voyageur : la taxe de séjour n’est pas de 0,83€ mais de 0 € :


Consultable en ligne ; https://www.airbnb.fr/rooms/8101400?check_in=2017-03-30&guests=1&adults=1&check_out=2017-03-31

- 2 voyageurs : la taxe de séjour n’est pas de 1€66 (0,83€*2) mais de 1€ seulement :


Consultable en ligne ; https://www.airbnb.fr/rooms/8101400?guests=2&adults=2&check_in=2017-03-30&check_out=2017-03-31

La Mairie de Paris va-t-elle, encore longtemps, laisser perdurer cette situation, se contenter des 5, 5 millions d’euros reversés par la plateforme renonçant par la même aux sommes réellement dues ?! En tolérant de tels agissements de la part d’Airbnb, la Mairie de Paris permet la remise en cause au grand jour du principe d’égalité fiscale ! Cette situation est d’autant plus intolérable aux hôteliers touchés par la crise à qui la DGFIP refuse d’accorder des délais de paiement et qui laisse s’opérer de telles dérives, dans le même temps. Nos hôteliers ne fixent pas eux-mêmes le montant dû au titre de la taxe de séjour et ne sont pas des tricheurs, ils demandent juste des délais de paiement…où est l’équité promise ?!

La concurrence déloyale se poursuit de la part d’Airbnb sous couvert du cynique masque de respectabilité

Le cas parisien n’est hélas qu’une petite partie émergée de l’iceberg. En effet, rappelons qu’Airbnb n’a consenti à collecter la taxe de séjour qu’à compter du 1er octobre 2015, alors même que l’obligation de payer la taxe de séjour pour les meublés de tourisme existe depuis 1919 ! De plus, aujourd’hui Airbnb collecte cette taxe que dans vingt villes françaises, mais quid de toutes les autres ?! La plateforme argue ne pas disposer du montant de la taxe des autres communes, excuse simple mais… efficace au regard du calme olympien que les autorités lui opposent ! Rappelons que si la taxe de séjour n’est pas une obligation dans toutes les collectivités, la France compte tout de même pas moins de 36 000 communes !

Que dire également du non-respect par Airbnb des conditions de mise en location saisonnière ? Là encore, la plateforme trouve la parade, non elle ne fera pas respecter la loi mais proposera d’adresser un courriel pour indiquer aux contrevenants les risques qu’ils encourent et les « inviter » à se mettre en règle !

Airbnb ne se conforme pas mais propose d’autres solutions et tout le monde acquiesce et salue les efforts de la plateforme ! On croit rêver !

Les autorités doivent réagir et ne plus laisser Airbnb dicter ses conditions !

« Il est temps que les décrets de la loi Pour une République Numérique tant annoncés sortent enfin ! » s’impatiente-t-on au GNI comme à l’Ahtop. « Le simple enregistrement des meublés touristiques simplifierait les démarche de contrôles des autorités locales et limiterait les dégâts que ne manque pas de causer Airbnb au secteur hôtelier certes, mais à la société dans son ensemble et à son modèle social ! »


GNI de l’Hôtellerie- Restauration
Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du GNI-SYNHORCAT et du GNI, Pascal Droux, président du GNI-FAGIHT est président délégué du GNI, Philippe Quintana, président du GNI-CT-CHRD est également président délégué du GNI.

CONTACT PRESSE
Adeline CORUS –
a.corus@gni-hcr.com – 06 62 75 25 18