07 04 07/04 2015

Chiffres clés deloitte

Février, la reprise continue de tarder à se manifester

Difficile de dire si les évènements dramatiques de janvier ont continué d’avoir un impact majeur sur la destination parisienne mais la fréquentation des hôtels marque le pas. Cette situation est peut être davantage à replacer dans un contexte économique morose où les clientèles françaises ont été peu présentes à Paris pour les vacances. Cette situation se retrouve sur la Province où les bons résultats de janvier n’ont pas perduré.

Sensiblement impactée au mois de janvier par les attentats, l’hôtellerie parisienne peine à retrouver son rythme de croisière. Toutes les catégories voient leur taux d’occupation reculer. Si certaines catégories compensent cette baisse par une progression du prix moyen – Grand Luxe, milieu de gamme standard – une bonne partie du marché stagne, voire recule. Philippe Gauguier – Associé In Extenso TCH – souligne pourtant qu’il ne faudrait pas trop rapidement en conclure qu’après les attentats de janvier, la destination est toujours boudée par les touristes. Février est traditionnellement un mois où la clientèle française est présente, spécialement pendant les vacances scolaires. La conjoncture continue de se faire sentir et, comme l’année passée, la clientèle s’est faite peu présente.

Dans le même temps, les performances de la Province, plutôt bonnes au mois de janvier, se tassent voire reculent. La situation doit bien entendu être nuancée selon les zones. La Côte d’Azur et certaines métropoles – Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse, etc. – réalisent de bonnes performances en comparaison de l’exercice précédent et confirment la tendance du mois de janvier. D’autres souffrent – Marseille, Strasbourg, etc. – et affichent des baisses d’activités significatives.

Soulignons que sur certaines destinations des acteurs profitent de cette période calme pour fermer et apurer les congés ou réaliser des travaux. Ce phénomène est particulièrement vrai sur la Côte d’Azur où des hôtels traditionnellement ouverts ont ajuster leur capacité ou leur ouverture à une activité ralentie.

Les catégories supérieures confirment leur recul sur l’ensemble du territoire. En revanche, si 2014 avait été difficile pour les catégories d’entrée de gamme, notamment pour les établissements super-économiques, en raison de la hausse de la TVA, on note un léger mieux sur les prix moyens. C’est la seule catégorie qui voit son REVPAR progresser au mois de février. Il faudra cependant attendre un peu pour savoir si la hausse de la TVA est enfin digérée.