04 03 04/03 2014

Statistiques de l’Hôtellerie

Deloitte / In Extenso Janvier 2014 : Janvier poursuit la tendance 2013

Mauvais début d’année pour l’hôtellerie française. Les performances de chiffres d’affaires hébergement sont en baisse par rapport à l’année passée. Le mois de janvier est traditionnellement un mois de faible activité mais la tendance est accentuée par la conjoncture difficile. Plus problématique, même la destination parisienne rencontre une légère baisse de l’activité. Baisse, toutefois modérée, au regard des reculs enregistrés par la Province et la Côte d’Azur.

Janvier n’a pas été un bon mois pour l’hôtellerie française. Les chiffres d’affaires hébergement continuent d’être en retrait. Pas de véritable chute de l’activité, mais une performance de chiffres d’affaires qui, au mieux, stagne et, au pire, recule de près de 5%. Bien sûr, janvier n’a jamais été un bon mois pour l’hôtellerie française. Les niveaux d’occupation et de prix moyens sont traditionnellement bas à cette période et la conjoncture économique
n’arrange rien à la situation. Il n’empêche, à regarder un peu en arrière, on s’aperçoit que c’est la troisième année consécutive que le mois de janvier s’inscrit en retrait de l’année précédente (1). Bref, la baisse de janvier 2014 est une baisse modérée mais qui ne fait que prolonger une situation difficile.

Signal inquiétant dans ce contexte, l’hôtellerie parisienne affiche des chiffres d’affaires hébergement en léger retrait de l’année passée. Les hôtels de Grand Luxe parviennent bien à engranger une hausse de 2,7% de leur RevPAR, mais cela reste une exception dans le paysage hôtelier parisien.

Pour la Province, le phénomène est encore accentué. Les baisses sont quasi générales. L’hôtellerie de Grand Luxe parvient bien à stabiliser son chiffre d’affaires hébergement mais, pour les autres catégories, le recul est marqué, entre 4% et 6%.

Enfin, la Côte d’Azur a connu un gros coup de frais. L’occupation et les prix moyens chutent sensiblement avec, au final, des chiffres d’affaires en diminution de 7% à 24% par rapport à l’année passée. Il faut dire qu’en période hivernale, l’hôtellerie azuréenne est particulièrement sensible au marché MICE (2) et que la moindre baisse d’activité de ce côté-là se fait très fortement sentir.

(1) Exception faite de l’hôtellerie de Grand Luxe qui, en janvier 2012, enregistrait une progression supérieure à 10% de son chiffre d’affaires hébergement par rapport à l’année précédente.
(2) MICE : Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions.