05 05 05/05 2017

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Nous avons le choix entre deux candidats dont...

" Le tourisme est par essence même une ouverture sur le monde "

Dimanche nous avons le choix entre deux candidats dont les programmes sont très différents : une candidate a pour projet de construire une France forte en prenant ses distances avec l’Europe et en adoptant des mesures fondées sur le principe de la préférence nationale, tandis que l’autre candidat prône l’ouverture de la France en matière économique, en misant sur le numérique pour favoriser l’émergence de nouveaux acteurs « start upers » et sur la maîtrise budgétaire de notre pays.

Entre ces deux programmes, les oppositions ne manquent pas même si à ce stade de la course à l’Elysée, aucun d’entre eux ne s’est véritablement prononcé sur une politique touristique. Seul Emmanuel Macron a annoncé le rattachement du tourisme à un grand ministère, sans le citer, précisant seulement qu’une personne serait dédiée à ce secteur.

Un effort manifeste et détaillé est annoncé par E macron afin de réduire le taux de l’impôt sur les sociétés (pour le ramener à la moyenne européenne de 25%) et les charges sociales (transformation du CICE en baisse de charges sociales pérennes) tandis que M Le Pen annonce également des baisses de charges mais de façon plus globale et a évoqué une nouvelle taxe de 10% du salaire brut pour les travailleurs étrangers (y compris les européens). Cette taxe risquerait fort de toucher nos entreprises qui ont traditionnellement recours à des travailleurs venus de tous les horizons.

A noter, la volonté aussi d’E Macron de supprimer le RSI en l’adossant au régime général avec un objectif de réduire les charges pour les Indépendants de l’ordre de 500 euros par an.

A priori, dans les deux cas, aucune augmentation de la TVA n’est prévue.

Concernant le numérique et l’économie collaborative, les deux candidats prônent une régulation de cette activité pour une concurrence loyale. En revanche, je relève dans le programme d’E Macron, le projet de taxer sur le chiffre d’affaires réalisé dans notre pays l’activité des plateformes étrangères. Il s’agit d’une question d’équité très importante, tout comme son engagement de la couverture de l’ensemble du territoire en très haut débit.

Sur les conditions d’emploi de nos collaborateurs, les programmes des deux finalistes divergent fondamentalement. M le Pen veut sécuriser le droit actuel tout en donnant un coup de pouce aux bas salaires (heures supplémentaires défiscalisées) quand E Macron veut plus de flexibilité pour libérer l’emploi des contraintes qui l’étouffent. Ce dernier propose d’ailleurs de réformer le compte pénibilité sans le supprimer néanmoins.

Sur la formation, les deux candidats se retrouvent pour favoriser l’apprentissage en impliquant pleinement les branches professionnelles pour E Macron tandis que M le Pen propose de reformer l’Education nationale.

Au final, deux programmes très différents vont s’affronter. Deux visions de la France également. L’une puisant sa force dans l’identité nationale, l’autre volontairement ancrée en Europe.

Il n’est pas dans mes attributions de recommander l’un ou l’autre de ces candidats. Je souhaite néanmoins à rappeler aux deux candidats, au nom de tous les professionnels, que le tourisme est par essence même une ouverture sur le monde, sans cette ouverture la France perdra un des fleurons de son économie et des centaines de milliers d’emplois. C’est dans cet esprit que le GNI a formulé de nombreuses propositions concrètes aux candidats. Un des candidats nous a d’ores et déjà apporté la réponse suivante.

Didier Chenet, Président du GNI