05 02 05/02 2018

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Une étude publiée par le professeur David Wachsmuth, nous livre de précieux enseignements sur l’impact d’Airbnb à New York

L’étude montre qu’entre 7000 et 13 000 logements new yorkais auparavant destinés à la location de long terme sont désormais inscrits sur la plate-forme de location saisonnière. Pour le professeur, 4700 "chambres privées" offertes en location sur Airbnb sont en fait des "hôtels fantômes". Ces chambres sont comprises dans des appartements qui en intègrent plusieurs autres.

Le professeur poursuit sa démonstration expliquant qu’Airbnb est responsable d’une augmentation de 1,4 % (soit 384 $ par an) des loyers sur les locations de longue durée pour le locataire médian de New York.

Cette hausse s’explique par une offre plus restreinte pour la location de long terme et les bénéfices financiers que les propriétaires tirent de la location à court terme. Le chercheur a ainsi constaté que lorsque le nombre de logements à louer sur la plate-forme Airbnb augmente de 10 %, les loyers pour les baux de long terme augmentent de 0,42% !

Il ajoute que près de 2/3 des recettes d’Airbnb sur la ville de New York proviendraient de locations qui violent la loi obligeant à limiter les locations de long terme à moins de 30 jours dans les appartements comprenant plus de 3 unités lorsque le propriétaire n’est pas présent.

Ces résultats contreviennent largement avec l’image d’Airbnb selon laquelle elle respecte les réglementations urbaines et ne vise qu’à permettre au citoyen lambda qui a du mal à joindre les 2 bouts à arrondir ses fins de mois.