04 06 04/06 2015

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Serge Cachan, Astotel, reçoit le Stamm Paris de l’Ecole de Lausanne

Dans le cadre des petits déjeuners rencontres organisés par le Stamm Paris (Student Alumni) regroupant les anciens élèves de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, Serge Cachan, Président d’Astotel, a évoqué sa vision de l’hôtellerie parisienne et des défis pour l’avenir.

Depuis janvier dernier, l’Ecole Hôtelière de Lausanne a réorganisé le réseau des anciens élèves et réactivé le stamm de Paris (Student Alumni) en motivant deux anciens élèves pour reprendre le flambeau. Sophie Audubert Todorovic (EHL 1992), coach chez Restarto, et Xavier Willer (EHL 2009), directeur des ventes chez Compass Group, forment un tandem de choc pour cogérer le 4ème plus grand stamm du réseau (quelque 750 anciens élèves) qui est également le plus grand stamm en dehors de la Suisse.

Chaque trimestre une rencontre est organisée autour d’une personnalité, pas forcément issue de Lausanne, pour évoquer un sujet d’actualité ou une tendance du moment. Après Serge Trigano, fondateur de Mama Shelter, en début d’année, c’est Serge Cachan, président d’Astotel, qui regroupe 16 hôtels parisiens sur la Rive Droite, de partager sa vision du métier et de la situation parisienne.

Avec son humour et son franc parler habituels, Serge Cachan a d’abord reconnu que le début de l’année 2015 n’est pas excellent, voire orageux, pour l’industrie hôtelière parisienne. Fort de ses expériences passées et des aléas d’activité que peut connaître la capitale, il veut rester résolument optimiste sur le long terme, tout en identifiant des raisons structurelles à prendre en compte, au-delà d’une conjoncture affectée par la crise économique persistante en France.

« A force de dire qu’il manque de chambres hôtelières à Paris, on a mobilisé des énergies qui risquent de provoquer une bulle hôtelière à terme : la Mairie nous annonce 9 000 et puis 12 000 chambres nouvelles à faire sortir de terre. Elle est déterminée à faciliter la conversion d’une partie des 250 000 m² de bureaux inoccupés en hôtels. Les investisseurs et les grandes fortunes qui veulent échapper à l’ISF sont persuadés d’avoir trouvé le filon en plaçant leur argent dans l’hôtellerie, ce qui met la pression sur les prix de vente. Et je ne parle même pas d’AirBnB, qui annonce 25 000 appartements sur la seule capitale ».Le président d’Astotel insiste sur un article récent qui donne le sentiment que la marche d’Internet ne s’est pas arrêtée. « L’Uberisation, la nouvelle obsession des patrons ». Cet article du Figaro Economie alerte sur les « disruptions » qui vont intervenir dans les grands secteurs du service, notamment l’hôtellerie, après les taxis ou la location de voitures.

Bref, il est temps de réagir. « Collectivement d’abord  », martèle Serge Cachan qui a repris du service au sein du Synhorcat Paris, après plus de vingt ans de pause syndicale. « Il faut entreprendre un lobbying intelligent qui soit fondé sur une véritable étude prospective de l’évolution de l’hébergement marchand dans les 15 ans à venir. Et il faut faire savoir ce que représente le poids de l’hôtellerie ». Mais il ne limite pas l’action à une démarche collective, persuadé en bon chef d’entreprise que c’est l’expérience que vit le client au quotidien à travers le professionnalisme des hôteliers qui reste la meilleure arme.

Signe de son optimisme, le groupe Astotel n’en finit pas de grandir. « C’est en période de crise qu’il faut investir dans la rénovation et dans l’expansion. Nous avons six hôtels en travaux et deux seront bientôt rouverts au public avec un visage transformé à Saint-Augustin ou le 34B rue Bergère. Et notre dernière ouverture, The Joke, est un clin d’œil à ma philosophie de l’accueil, faire les choses sérieusement, sans pour autant se prendre au sérieux  ».

Source : http://hospitality-on.com/actualites/2015/06/03/serge-cachan-astotel-recoit-le-stamm-paris-de-lecole-de-lausanne/