29 08 29/08 2017

Vu dans la presse

Lu sur le figaro : « Il faut réguler d’urgence les locations touristiques dans le Centre de Paris » Par Sylvain Maillard

Sylvain Maillard, député et conseiller du 9e arrondissement, s’inquiète des conséquences sur la vie des Parisiens du fort développement des locations touristiques dans la capitale. Il appelle à une régulation d’urgence de ce phénomène.


Sylvain Maillard, Député LREM des 1er et 2ème arrondissements ; Élise Fajgeles, Députée LREM du 3ème arrondissement ; Pacôme Rupin, Député LREM du 4ème arrondissement.


Le rapport de l’Apur sur les quatre arrondissements du Centre de Paris publié la semaine dernière vient confirmer par les chiffres ce qui est décrié comme un danger par nombre d’habitants et d’élus locaux des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements : les locations touristiques sont en train de détruire le marché du logement classique, vidant nos arrondissements de leurs habitants. Ainsi, nous apprenons que 26% des logements sont vacants, dont la plupart le sont pour être loués sur de courte période à des touristes, via les plateformes numériques comme Airbnb. Les impacts négatifs de cette lourde tendance depuis cinq ans sont nombreux.

Le premier, évident, est de priver le marché locatif d’un nombre important de logements, alors même qu’il est le plus tendu de France. Cette terrible réalité réduit d’autant les possibilités pour nos concitoyens qui veulent se loger dans nos arrondissements. Le choix des investisseurs immobiliers se comprend, le gain est 2,6 fois supérieur en location touristique qu’en location classique (jusqu’à 3,5 fois sur l’île de la Cité), surtout depuis la loi sur l’encadrement des loyers... Sans compter que le propriétaire échappe en même temps aux risques liés aux protections des locataires.

Or une réduction du nombre d’habitants génère ensuite des impacts en cascade avec des classes d’écoles qui ferment, des commerçants de proximité qui disparaissent faute de clientèle suffisante, une vie de quartier qui se détériore...

C’est aussi la vie dans l’immeuble, transformé à moitié en hôtel, qui change. Les bruits des valises, les poubelles déposées dans l’entrée, l’interphone qui sonne quand un locataire d’un soir a oublié le code de l’entrée, la vie de voisinage se trouve ainsi bouleversée... Et exaspère les habitants.

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