25 06 25/06 2018

OCED - Publication du Bulletin de santé des entreprises en France et en Île-de-France - Situation au 1er mai 2018

" Les défaillances en Île-de-France marquent le pas ! "

  • Net recul du nombre de salariés concernés en procédure amiable, 
  • Mais,... hausse très significative des emplois touchés dans les procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire.

Le nombre des ouvertures de procédures continue de baisser tant au plan national (- 7 %, en glissement annuel au 1er mai 2018) qu’en Île-de-France (- 2,5 % en glissement annuel au 1er mai 2018). Après une remontée en mars, on constate en Île-de-France une stabilisation en avril 2018.

Plus précisément :

  • Au plan national, les ouvertures de procédures se situent à 17 % en dessous de leur niveau de 1993 et 16 % sous celui de 2009. Elles ont retrouvé leur niveau d’entrée dans la crise de fin 2008. 
  • En Île-de-France, traduisant la spécificité de la région, ces ouvertures s’établissent à près de 30 % en dessous du pic historique de 1993 ; elles sont aussi inférieures au palier atteint en 2009 (de près de 9 points). 

 

Évolution des défaillances en France et en Île-de-France depuis avril 1998
(Sur 12 mois glissants, Base 100 : décembre 1993)

 


En Île-de-France, on constate une diminution des ouvertures de procédures collectives et une baisse des ouvertures de procédures amiables. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte où les indicateurs économiques sont plus mitigés que fin 2017.
Déficit public de la France à son plus bas depuis 2007 ; regain d’attractivité de l’économie française et hausse des investissements étrangers en lien avec le Brexit ; augmentation des créations d’entreprises au 1er trimestre malgré une stabilisation au mois d’avril ; accélération du volume des ventes dans le commerce de détail ; hausse du salaire moyen ; diminution très significative des demandes de délais adressées à l’URSSAF par les TPE ; accélération toujours sensible de la diminution du nombre des bénéficiaires de la garantie AGS et montant des avances proche des niveaux d’avant-crise (-12,7%)…
Mais, tensions protectionnistes en provenance des États-Unis ; croissance en retrait dans la zone euro ; ralentissement de la croissance française au 1er trimestre 2018 ; tassement du moral des patrons de PME-ETI ; net recul de la consommation des ménages ; augmentation des prix à la consommation ; accélération du prix du pétrole ; rebond du prix des autres matières premières ; fléchissement du climat des affaires dans les services ; légère remontée du taux de chômage au 1er trimestre ; diminution de l’emploi salarié.

 


Sur un an, en glissement annuel au 1er mai 2018 : 

  • Le nombre d’alertes du président du tribunal de commerce augmente pour la première fois depuis juillet 2017  : + 14 %.
  • Le recours aux procédures amiables (mandat ad hoc et conciliation) continue de diminuer depuis novembre 2017, avec une importante baisse du nombre de conciliations : - 17 %. Il semblerait toutefois que le mouvement soit inverse au plan national.
  • Le nombre de procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire tend toujours à se réduire  : - 6%.
  • Les liquidations judiciaires voient leur nombre reculer, de manière moins significative que les mois précédents : - 2 %.

 

Évolution du nombre de procédures de liquidation judiciaire et de procédures ouvrant une période d’observation en Île-de-France depuis janvier 2011
(Sur 12 mois glissants, Base 100 : décembre 1993) 

 


Focus sur l’impact social - Hausse du nombre des emplois touchés dans les procédures collectives et net recul dans le cadre des procédures amiables. 

  • Dans les entreprises en procédure amiable (mandat ad hoc et conciliation), le nombre des emplois concernés est en forte baisse (- 57 % en glissement annuel au 1er mai 2018) ;
  • Les effectifs salariés susceptibles d’être préservés dans les entreprises en sauvegarde ou en redressement judiciaire augmentent significativement, ils sont 1,9 fois plus nombreux que fin 2018 ;
  • Hausse du nombre d’emplois perdus du fait de la liquidation judiciaire. 

    L’effet contradictoire entre la baisse des ouvertures et la hausse du nombre des emplois touchés est lié au fait que la taille des entreprises, du moins en procédure collective, a augmenté.

 

 

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