21 05 21/05 2015

Opération coup de poing à Paris contre les locations touristiques illégales

Le GNI se satisfait de cette opération !

Aujourd’hui près de 40000 meublés touristiques seraient loués par des particuliers sur des plateformes numériques. Ce nombre a doublé en moins de 12 mois, expliquant la tenue à Paris, et non pas à San Francisco comme habituellement, de l’Open d’Airbnb 2015 en novembre prochain. En comparaison, la France compte 17000 hôtels sur l’ensemble du territoire !

Face à cette nouvelle tendance, la France a essayé de se doter d’un appareil législatif en 2014 avec la loi ALUR, qui prévoit le changement d’usage du logement dans des conditions précises. A Paris cette déclaration est obligatoire. Toutefois, la progression du nombre de logements disponibles sur les plateformes numériques, y dépasse largement le nombre d’enregistrements de changement d’usage…

Le GNI se satisfait donc de l’opération « coup de poing » que la Mairie de Paris a mené ce mercredi 20 mai 2015 dans le quartier du Marais. L’objectif était de contrôler simultanément et inopinément près de 80 immeubles dans l’objectif de découvrir les meublés touristiques non déclarés. Le GNI félicite la Mairie de Paris pour sa volonté affichée de renouveler cette opération dans d’autres quartiers dans les jours et semaines qui arrivent afin de faire respecter la réglementation et éviter la prolifération de logements non déclarés.

Le GNI appelle également de ces vœux que cet exemple soit suivi par toutes les autres communes où l’afflux de touristes incite les particuliers à mettre en location leur logement, parfois en « oubliant » la déclaration préalable ! Lorsqu’une réglementation est en place, il est du devoir des pouvoirs publics de la faire respecter pour ne pas faire de ces meublés touristiques des zones de non droit.

Le GNI invite les autorités locales à aller également plus loin dans leur démarche de contrôles de respect de la réglementation autour des meublés touristiques. Il suffirait en effet que les autorités locales délivrent un numéro d’enregistrement pour tous les loueurs, qu’ils soient ponctuels ou qu’ils proposent leur résidence principale, à l’image de Barcelone, Madrid, Berlin ou Bruxelles mais également à San Francisco, fief d’Airbnb. En rendant ces numéros d’enregistrement visibles sur les plateformes numériques, les consommateurs eux-mêmes seraient informés des logements en règle ou non et leur éviterait… de se faire réveiller à l’aube par les services municipaux de contrôle !