21 04 21/04 2017

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La restructuration des branches doit se faire avec ordre et méthode et non dans la précipitation, la volonté hégémonique de certaines organisations est malvenue !

Vouloir restructurer les branches professionnelles en commençant par créer une Confédération du Tourisme avec quelques-unes des organisations de ce vaste secteur, n’est pas la meilleure des approches selon le GNI ! S’il est évident pour tout le monde que le tourisme doit être au cœur de la politique européenne et française pour faire de ce secteur un moteur de croissance économique, le GNI recommande d’agir avec méthode.

La restructuration des branches est un exercice difficile qui consiste à rapprocher des branches d’activité connexes pour y installer un dialogue social inexistant ou notoirement insuffisant. Cet exercice exige de partager entre les représentants de secteurs proches de celui des hôtels, cafés et restaurants un diagnostic sur le dialogue social de leurs métiers avant de fédérer autour de solutions convenues. Pour ce faire le GNI recommande ordre et méthode.

La première des exigences est d’identifier les secteurs connexes à celui des hôtels, cafés et restaurants ainsi que les organisations professionnelles d’employeurs capables d’être les interlocuteurs dans le cadre de cette restructuration avant de se donner des objectifs clairs et précis dans l’intérêt de tous.

Quels secteurs retenir ? Le Tourisme est un vaste domaine d’activité qui rassemble des activités comme le tour operating, le transport (aérien, terrestre, maritime ou fluvial…), l’hébergement sous toutes ses formes marchandes (hôtels, campings, chambre d’hôtes, meublés de tourisme…), la restauration de sa formule rapide à celle gastronomique…il y a un travail d’inventaire de ces secteurs à réaliser. Nous ne pourrons pas en faire l’économie.

Ensuite se pose la question de l’identification des acteurs représentatifs de ces secteurs : Avec quelles organisations devons-nous échanger sachant que la mesure de la représentativité des organisations d’employeurs ne sera pas connue avant la semaine prochaine.

Enfin, quels objectifs se fixe-t-on ? 

Manifestement, certains confondent vitesse et précipitation. Une course de vitesse inutile et inappropriée semblent vouloir être engagée par certains, comme si les résultats de la représentativité qui seront publiés [le 26 avril->x-apple-data-detectors ://0] prochain laissaient déjà entrevoir quelques « surprises ». Au GNI nous sommes confiants sur la place centrale qui nous sera donnée avec la mesure de la représentativité au sein du secteur des hôtels, cafés et restaurants. D’autres, en revanche, perdent leur calme, comme si les positions ultra dominantes et même hégémoniques affichées depuis des années étaient sur le point d’exploser. 

Pour Didier Chenet, l’enjeu est bien trop important pour agir ainsi. Pour réaliser ce travail d’ampleur il est indispensable de faire preuve d’ordre et de méthode. Ne faisons pas fi de ce que nous avons pu tous ensemble réaliser sous l’égide de Laurent Fabius, alors Ministre des Affaires Etrangères et du développement international. Reprenons les travaux engagés à l’occasion des « Conférences annuelles du Tourisme » rassemblant tous les acteurs directs et indirects du tourisme, établissons un diagnostic partagé et ensuite entrons en discussion.

La création d’une grande confédération du tourisme si elle s’avère utile s’imposera alors d’elle-même. 

Dans ses propositions à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle, le GNI a également préconisé de revisiter le Conseil National du Tourisme afin qu’il devienne une instance permanente de dialogue, d’alerte et de travail entre les dirigeants de l’Etat et les acteurs du tourisme. Le Conseil National du Tourisme peut être le lieu de tous ces échanges.

Pour Didier Chenet, président du GNI, « il est impossible de créer une confédération du tourisme en excluant ou en se limitant à certains acteurs ! Exclure alors que l’on parle de réunir voilà une drôle de conception du dialogue et d’appel à l’union ! Ordre et méthode doivent s’imposer à tous pour conduire ce travail. L’avenir de notre secteur en dépend.