03 04 03/04 2015

Titre Maître Restaurateur

Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire a remis, le 2 avril, le 3 000e titre de Maître Restaurateur à Boris Bazan, propriétaire du restaurant Les Fous de l’Île, rue des deux ponts à Paris.

Alain Fontaine, Président de la Commission des Maîtres Restaurateurs au SYNHORCAT a félicité Boris Bazan, propriétaire de l’établissement et adhérent du SYNHORCAT, pour l’obtention de ce titre.

Pour rappel, ce titre récompense les établissements notamment pour la cuisine faite maison, le recours aux produits locaux et de saison, la qualité de service et d’accueil, les installations de l’établissement…

Le titre de Maître Restaurateur, décerné par l’Etat depuis 2007, est un levier important dans la politique globale en faveur de la promotion de la restauration française et d’une meilleure information du consommateur.

La loi Consommation du 17 mars 2014 a initié la rénovation du titre, dans un souhait de développer davantage sa visibilité. Cette réforme, matérialisée par un décret et un arrêté du 28 mars 2015, consiste en deux points :
1. Reconnaître que le Maître Restaurateur puisse être un employé. Cela répond à la demande spécifique de certains établissements gérés par un salarié qualifié. Destiné jusqu’à présent au propriétaire de l’établissement, le titre de Maître-Restaurateur sera donc désormais ouvert à ses salariés, ce qui constitue pour eux un véritable ascenseur social et une juste reconnaissance.
2. Moderniser le cahier des charges afin de le rendre plus pragmatique et plus opérationnel pour les professionnels, et de mieux valoriser les exigences du titre :
- En cuisine, c’est 100% fait maison, nouveau dispositif issu de la loi consommation lui aussi ;
- Les produits sont majoritairement des produits frais, de saison ;
- Avec des choix qui privilégient les produits régionaux et de saison ;
- Simplifier les règles sur la tenue de la salle l’accueil, pour centrer le dispositif sur l’excellence de l’établissement.
Ces critères sont évalués régulièrement par un organisme de contrôle de tierce partie, ce qui garantit le sérieux de la démarche.

A cette occasion, Carole Delga a également présenté le nouveau cahier des charges, et signé une convention avec avec Francis Attrazic, président de l’Association française des Maîtres Restaurateurs (AFMR), pour soutenir leur action.
Cette convention clarifie les missions de l’AFMR vis-à-vis des pouvoirs publics et la positionne comme le porte-parole de référence des Maîtres Restaurateurs.
L’AFMR s’engage en retour notamment à mettre en œuvre une stratégie opérationnelle de promotion du titre auprès des professionnels et du grand public et à rendre visibles les Maîtres Restaurateurs lors des nombreuses manifestations nationales ou locales de promotion de la gastronomie.
Carole Delga a annoncé comme elle s’y était engagé, le renouvellement, pour trois ans, du crédit d’impôt qui accompagne ce titre. Le dispositif vise à accompagner les professionnels dans leurs investissements pour plus de qualité, et ainsi à encourager le développement du titre.

« La promotion doit se faire auprès des restaurateurs, d’abord. Plus le titre de Maître Restaurateur se développera, plus il sera connu, et plus il deviendra un avantage compétitif pour ceux qui le détiennent. Il faut qu’il devienne un élément d’attractivité pour les établissements labellisés.

Ensuite, bien entendu, vient la communication auprès du grand public. Notre ambition est que la référence Maître Restaurateur devienne incontournable, connue de tous, de sorte qu’elle oriente les choix du consommateur au moment de pénétrer dans un établissement de restauration.

Enfin, que les Maîtres Restaurateurs doivent être de plus en plus associés aux actions de promotion touristiques menées localement. Toutes les études démontrent que la gastronomie est l’un des facteurs-clés de l’attractivité touristique de la France. Le titre de Maître Restaurateur concourt à offrir, sur l’ensemble du territoire, une offre gastronomique de qualité et doit donc faire partie d’une offre touristique globale. » a déclaré Carole Delga.