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La réaction de Robert Vidal, Vice-président Secrétaire Général à la décision des députés de supprimer les allègements de charges sociales et fiscales sur les heures supplémentaires.

18 juillet 2012

La décision est tombée. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont décidé de supprimer l’exonération de charges sociales et fiscales applicables aux heures supplémentaires.

Cette décision est lourde de conséquences dans l’immédiat pour les salariés et nos professionnels. Elle risque de s’avérer encore plus dramatique d’ici quelques semaines.

En effet, la première conséquence de cette mesure sera la hausse des charges sociales supportées par les entreprises et la baisse du salaire net de nos employés. Voyez donc : selon le département des affaires sociales du Synhorcat, la mesure aura pour effet, pour les plus bas salaires de notre secteur, une hausse des cotisations patronales de 9 euros et une baisse de salaire net de 40 euros.

Pour un haut salaire, qui effectue encore plus d’heures supplémentaires (3600 euros pour 42h30 de travail), la perte de salaire net pourra atteindre plus de 150 euros pour des cotisations sociales patronales plus importantes de 17 euros.

L’addition est chargée, plus peut-être pour le salarié que l’entreprise, quoique pour les entreprises de taille moyenne...

Mais ce n’est là que le premier impact. Le second viendra après, d’ici quelques semaines, quand ces mêmes salariés viendront voir leur employeur pour lui demander de gagner le même salaire qu’avant. Et là, ces employeurs risquent de se heurter à une réalité sociale et financière qui pourrait bien leur échapper.

Et pour cause ! Parce que si l’employeur accepte de revaloriser les salaires à hauteur de ce qu’ils étaient avant en déclarant cette hausse de rémunération, cela ne leur coûtera pas 40 euros pour un plus bas salaire, mais plutôt 100 euros en raison des charges patronales et salariales qui s’abattront sur cette augmentation.

C’est le double impact ! Celui qui risque fort de se produire quand dans un secteur comme le nôtre, au moins 50 000 emplois restent non pourvus tous les ans.

Alors Messieurs les Sénateurs, vous qui devrez, dès la semaine prochaine, vous penchez sur cette mesure, ayez en tête ce double impact. Il risque fort de laisser sur le carreau de nombreuses entreprises et quelques dizaine de milliers d’emplois.



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